miercuri, 17 septembrie 2014

Culture et traditions Bretagne

Coiffes et costumes

 Les origines du costume breton sont relativement récentes (XVIe siècle).
On recense habituellement 66 modes bretonnes, ce qui signifie 66 costumes et coiffes, qui représentaient des communautés aux personnalités différentes (à l’échelle d’un pays ou d’une paroisse). Chaque coiffe avait un aspect particulier et une forme originale.
Chaque costume montrait un signe extérieur de richesse. On ne sortait son costume et on ne revêtait la coiffe qu’aux grandes occasions professionnelles ou solennelles.
 Les modes vestimentaires paysannes bretonnes ont commencé à décliner en 1914, au profit des habits citadins. Les cercles celtiques les ressortent à l’occasion des fêtes bretonnes, des pardons et des nombreuses manifestations culturelles qui rythment et animent l'été breton. Vous pourrez alors admirer coiffes et costumes. Et si l'image de la Bigoudène est très répandue, c'est que, outre l'aspect spectaculaire de la coiffe, cette mode a perduré dans le pays bigouden plus longtemps qu'ailleurs.
En tout cas, ne vous attendez pas à croiser des Bretons en costume à tous les coins de rue, vous aurez plus de chances d'en voir dans les festoù-noz.
Emblèmes et symboles bretons

- Le drapeau breton : le fameux gwenn ha du (« blanc et noir »). Créé en 1923 par Morvan Marchal, fondateur et militant du mouvement nationaliste Breizh Atao, il fut déclaré drapeau national breton en 1927. Ses cinq bandes noires représentent les évêchés de haute Bretagne (parlant le français) et ses quatre bandes blanches les évêchés de basse Bretagne (parlant le breton). Le quart gauche est occupé par onze mouchetures d'hermines.

Différentes interprétations accompagnent ce nombre onze : il rappellerait les onze ducs ou duchesses qui furent à la tête de la Bretagne ; il pourrait aussi correspondre au nombre de lettres du « slogan » Breizh Dieub (« Bretagne Libre »).
Le nombre de mouchetures d'hermine n'aurait pas de signification.
-  La triskèle (ou le triskell) : outre le drapeau, il est avec l'hermine le symbole le plus répandu en Bretagne. Sorte de croix formée de trois spirales ou ailes. Ces branches représenteraient les trois éléments, l'eau, le feu et la terre.
- L'hermine : l'hermine est devenue emblème de la Bretagne au début du XIIe s grâce au mariage d'Alix, héritière du duché de Bretagne, et de Pierre de Dreux, un duc capétien. En plus de ses armes, Mauclerc portait en brisure une hermine pour se distinguer des membres de sa famille. Alix adopta les armes de son mari (et son hermine). On retrouve le symbole de l'hermine sur le drapeau breton.
 - La croix celtique : symbole essentiel du christianisme, la croix est, en pays celte, inscrite dans un cercle. On peut l'assimiler au « cercle druidique » (où se tiennent les rites), mais également au symbolisme de la roue, très présent dans la tradition celtique. La roue illustre notamment la notion de temps (pour les Bretons, le temps tourne mais ne passe pas). 

Langues régionales

Il y a le breton à l'ouest, le gallo à l'est. Aux origines de la Bretagne, on trouve des colonies d'émigrants bretons, venus de l'actuelle Grande-Bretagne au Ve siècle. Comme le gallois et le cornique, le breton est issu du brittonique, lui-même rameau historique du celtique, et du gaulois. C'est du Ve au IXe siècle, époque du vieux breton, que datent la majeure partie de la toponymie et les patronymes d'aujourd'hui.
 On pouvait aussi s'exprimer en gallo (de la racine gall  : l'étranger = français en breton) qui, comme le francien, le picard ou le normand, est une langue romane dérivant du latin populaire, un riche rameau de l'ancien parler d'oïl qui a supplanté de gaulois.
Depuis la IIIe République, qui imposa le français, le breton et le gallo reculent simultanément en effectifs et en aires d'influence.
 Au cours de l'année 2008-2009, près de 10 % des enfants scolarisés bénéficient d'un enseignement bilingue (breton-français).
Même si la signalisation routière bilingue est accueillie favorablement, tout ne tourne pas si rond pour les écoles associatives Diwan (le Germe) qui ne sont pas encore intégrées à l'Éducation nationale. Par ailleurs, plus de 580 acteurs socio-économiques de 56 collectivités locales se sont engagées à développer la langue bretonne au quotidien.
Musique bretonne : danses et fest-noz

La grande révolution s'opère dans les années 1960, avec le regain d'intérêt pour la musique et les instruments traditionnels. L'autre phénomène fondamental est l'urbanisation du fest-noz, qui a été synonyme, pour une fois, de promotion et d'enrichissement.
Ce qui frappe la première fois que l'on se rend à un fest-noz, c'est tout d'abord son côté collectif et multigénérationnel. C'est ensuite son caractère gai et vivant. La danse s'est faite plus sensuelle, plus légère et a su conquérir un nouveau public. Sans perdre une once de son âme, car elle est restée, comme autrefois, une danse collective avant tout : on danse en chaîne, soudés les uns aux autres.
Pardons

Aucune terre d'Europe ne possède une telle architecture religieuse. On édifia des églises dont les clochers étaient de vrais morceaux de bravoure, on sculpta des calvaires et des croix comme autant de prières. Entre religion et croyances populaires, les pardons sont nés naturellement.
Leur but : rendre hommage annuellement et collectivement au saint local, véritable intercesseur entre les hommes et le Ciel. Chaque paroisse a le sanctuaire de son éponyme, parfois plusieurs, disséminés dans la campagne, au hasard des chapelles. Aussi les pardons sont-ils nombreux et variés. Certains ont gardé un ton franchement religieux, d'autres beaucoup moins.
Les pardons ont tous connu un regain d'affluence au cours de ces dernières années.
Tout le monde en France connaît Astérix - et des millions de personnes dans le monde, bien au delà des frontières nationales, connaissent les livres ou les films qui montrent la résistance héroique d'Astérix et de son camarade Oblélix contre l'envahisseur romain. Les bandes dessinnées, créées par Uderzo et Goscinny à la fin des années cinquante, sont devenues des best-sellers aux années soixante, et restent à ce jour les BD français les mieux connues au monde. 
Brittany websites     Et comme les cartes dans les livres  Astérix nous le rappellent, c'est dans le coin nord-ouest de la Gaule, en Bretagne, que se trouve le village de nos résistants héroïques. Astérix et les siens sont des Gaulois, engagés dans une lutte d'arrière garde contre les envahisseurs latins qui avaient installé leur empire à travers une bonne partie de l'Europe de l'ouest – l'empire romain.
    Comme dans les îles brittaniques, la Britannia des Romains, les tribus celtiques de la Gaule ont été repoussées vers l'océan Atlantique par la marche inexorable de l'empire romain, comme par la pression des tribus germaniques venues de l'est, telles que ces Francs qui ont fini par donner leur nom à la France, alors que les derniers Gaulois celtiques avaient pris refuge à l'extrémité nord ouest du pays.

  La Bretagne partage, avec le sud ouest de l'Angleterre, les histoires du Roi Arthur
    Il n'y a que dans la région nord-ouest de la France que la tradition gauloise, avec son parler et sa culture celtiques, à réussi à survivre; mais la survie fut forte, car cette langue celtique et ce patrimoineculturel ont réussi à se maintenir jusqu'à nos jours, malgré d'énormes pressions; c'est ainsi que la Bretagne se trouve être, aujourd'hui, la plus grande région de culture céltique qui reste sur le continent européen.
   Au cours du sixième siècle après Jésus Christ, l'empire romain se désintègre, les Romains quittent les îles britanniques, laissant ces îles fertiles sans réelle défenses contre les attaques d'autres tribus germaniques venus de l'est. C'est alors que les Angles et les Saxons envahissent "Britannia", qui devient la terre des Angles, Angleterre, chassant les tribus britanniques vers les extrémités ouest des îles. Devant l'aggression anglo-saxonne, de nombreux "Britons" fuient les îles britanniques pour se réfugier chez leurs cousins celtiques en Armorique, cette région nord ouest de la Gaule; et c'est ainsi que l'Armorique devient le pays des Britons, ou Bretons - c'est-à-dire la Bretagne.
       Costumes bretonnes traditionnelles, peintes par Paul Gauguin au 19° siècle
     Les Bretons sont donc les cousins des celtes britanniques, et à ce jour la Bretagne partagent beaucoup de points en commun avec les régions celtiques des îles. Un Gallois, parlant gallois, reconnaîtra des mots familiers en breton, et les habitants de Cornouailles - cette comté du sud ouest de l'Angleterre - ne se sentent pas très dépaysés en débarquant du ferry qui les amène de Plymouth à Roscoff.
     Les Bretons sont fiers de leur identité nationale, et de nombreux Bretons - surtout dans les rangs des nationalistes - se disent Bretons avant d'être Français. La langue bretonne est enseignée désormais dans de nombreux établissements scolaires publics, mais au grand dam des nationalistes bretons, n'a pas acquis le statut officiel comme celui acquis au pays de Galles par la langue galloise, par exemple, ou par le gaélique en Irlande. La Bretagne d'aujourd'hui a bien son conseil régional, comme toute région française, mais n'a pas de parlement comme l'Ecosse ou le pays de Galles.

     Comme dans les îles Brittaniques, les Bretons de l'époque préhistorique ont légué à la postérité un grand patrimoine culturel, et notamment des sites préhistoriques comme les mégalithes de Carnac (photo ci-dessus) dans le Morbihan, avec ses 3000 blocs de granite. Mais où que ce soit en Bretagne, le promeneur peut se trouver devant un dolmen ou un menhir, de grands blocs de granite dont les origines sont perdus dans la nuit des temps.
     L'identité culturelle de la Bretagne - reconnue officiellement depuis la signature d'une charte en 1977 - s'exprime à travers une culture et des coutûmes qui sont bien différentes de celles qu'on trouve dans d'autres régions de la France. Les touristes écossais qui viennent en Bretagne peuvent être surpris en entandant des aires de cornemuse, alors qu'ils se baladent dans une petite ville touristique en Bretagne. Mais la cornemuse - ou biniou - fait partie de la tradition musicale des régions celtiques d'Europe, tout comme la harpe - instrument emblématique du pays de Galles.
     Au cours des années soixante et soixante-dix, la musique d'inspiration celtique a connu une résurgence grâce à l'arrivée du rock celtique, véhiculé en France par des artistes bretons comme Alan Stivell, qui ont acquis une réputation internationale. Beaucoup d'autres ont suivi le chemin tracé, et aujourd'hui la musique bretonne celtique a une place privilégiée sur la scène musicale en France.

    
A travers la Bretagne, de nombreux festivals et d'autres événements mettent en valeur le patrimoine et la culture celtiques de cette région, et son identité particulière. L'événement le plus important de l'année est le désormais célèbre Festival InterCeltique, qui se déroule tous les ans à Lorient, dans la première moitié du mois d'août. Fondé en 1971 sur la vague d'enthousiasme pour la musique celtique, le festival de Lorient s'inscrit désormais parmi les grands festivals internationaux français; il attire de nombreux artistes et musiciens de toutes les régions celtiques d'Europe, et même d'au delà – sans parler des plus de 600,000 visiteurs. Point d'orgue de ce festival, le grand défilé, avec des musiciens et danseurs de Bretagne et des autres régions celtiques aussi.


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